ASSOCIATION DES AMIS DE SAINT PALAIS sur MER

Aller au contenu

Menu principal :








« Recours », vous avez dit « recours » ?

« Recours » : certains n’ont que ce mot à la bouche.

Toute société démocratique, tout état de droit, est fondé sur un nécessaire équilibre entre pouvoirs et contre-pouvoirs.

Cet équilibre est indispensable pour éviter le pouvoir absolu.

Que peut faire une association de protection de l’environnement lorsqu’elle estime celui-ci menacé par un projet, quel qu’il soit ?

Elle peut sans doute le combattre en amont, mais elle est rarement associée à sa préparation, et encore moins écoutée.

Elle peut faire signer des pétitions, mais l’expérience montre que cela aboutit rarement au résultat recherché.

Elle ne peut pas passer à l’action violente, car on ne bâtit rien de durable sur la violence.

Elle peut … faire un « recours ».

Le « recours » administratif, dit aussi gracieux, est une démarche ouverte à tout administré. Il est adressé à l’auteur de la décision contestée afin de lui demander de la modifier, de la suspendre, de la retirer ou de l’abroger.

Lorsque la concertation en amont de la décision n’existe pas le recours gracieux est la seule façon de tenter de rétablir un dialogue afin de préserver l’environnement pour le bien de tous.

Malheureusement, intervenant alors que le projet est déjà finalisé, le « recours » gracieux aboutit rarement.

Que reste-t-il alors à l’association de protection de l’environnement qui, on ne peut en être surpris, cherche à protéger l’environnement ?

Une seule réponse : le « recours » contentieux.

Celui-ci revient à demander au juge d’apprécier la régularité du projet au regard des règles de droit en vigueur.

A chaque fois l’association de protection de l’environnement doit apprécier les enjeux : la gravité de l’atteinte à l’environnement, les chances de succès. Ce n’est pas simple.

Mais … cela peut-être efficace.

Faut-il rappeler à des polémistes à la mémoire courte certains résultats des « recours » des Amis de Saint-Palais, « recours » qu’ils contestaient hier, mais dont ils apprécient aujourd’hui les résultats ?

 Le parking du Rhâ préservé de la construction d’un « immeuble de services et de logements » : préservé grâce à qui ?

 Le site de la Grande Côte préservé d’un projet hôtelier outrancier : préservé grâce à qui ?

 La plage du Bureau sur laquelle devait être construit un gigantesque poste de secours : préservé grâce à qui ?

 L’Espace Jean-René Clergeau,  15 000 m2 menacé par un important programme immobilier conçu par Ribourel et acquis par la Commune pour 1 F et ouvert au public : créé grâce à qui ?

 Le parc communal du Clos Joli,  4 000 m2 acquis par la Commune pour 1 € et ouvert au public : créé grâce à qui ?

Dans ces quelques exemples, les Amis de Saint-Palais ont eu raison de persévérer dans leurs actions.

Aujourd’hui, ils continuent dans la même voie.

     
----------------------------





   

Protégeons l’Azuré du Serpolet



La commune de St Palais sur Mer possède une richesse environnementale importante. Les sites du plateau de la Monge et celui du Rhâ sont composés des dernières pelouses sèches calcicoles abritant une communauté d’espèces originales et protégées.
Si l’on peut classer les plateaux du Rhâ et de la Monge dans les pelouses sèches, la zone de la Ganipotte correspond à une ancienne culture céréalière. Leur point commun est, cependant, la présence de l’Azuré du serpolet et de sa plante hôte l’origan.
Cette espèce de papillon est menacée de disparition au niveau mondial et tout particulièrement en Europe où il est protégé par l’annexe IV  de la directive « Habitats, Faune, Flore (92/43 CEE) ainsi qu’au niveau national par l’article 2 de l’Arrêté du  23 avril 2007. Grace à l’article 2 le site de reproduction (donc l’habitat) est également protégé pour cette variété de papillon.
L’Azuré du serpolet (maculinéa arion) est un papillon d’une belle couleur bleue intense bordée de noir. Nous le découvrons sur nos trois secteurs où il trouve deux autres espèces pour effectuer son cycle de vie : une fourmi (du genre myrmica) et une plante, l’origan.
En été, il pond sur les fleurs de cette plante et à l’automne lorsque la chenille est assez vigoureuse elle se laisse tomber pour être récupérée par les fourmis qui vont la nourrir et la laisser grandir dans leur fourmilière. Au mois de mai le nouveau papillon émergera de la fourmilière et renouvellera son cycle.
Chaque fois que nous détruisons son lieu de vie et de reproduction nous mettons en danger la survie de ce papillon.  




  Message de début d'année



Fidèles à notre mission


Nous sommes une association de protection de l’environnement et, depuis 32 ans, nous avons largement contribué à préserver sites et paysages.
Nous avons des idées sur un certain nombre de choses, et nous les défendons. Quoi de plus normal ? Nous soutenons depuis toujours :
• que,  pour  sa  partie  extérieure  à  la  forêt,  Saint-Palais  ne  doit  pas  devenir  une  vaste  zone pavillonnaire, continue, sans caractère et largement imperméabilisée,
• qu’il faut conserver des coupures d’urbanisation, témoins d’un passé rural, visibles de la voie publique et, si possible, accessibles aux promeneurs, qui peuvent vouloir varier leurs randonnées.

Parmi les espaces naturels à protéger, il y a le cœur du vaste espace situé entre l’avenue Charles de
Gaulle, l’avenue de la Ganipote et le chemin du Gourbaud.

Cet espace bénéficie d’une riche biodiversité, avec notamment la présence de l’Azuré du serpolet, papillon rare et protégé, et de l’Origan, sa plante nourrice.

Or, la partie la plus orientale de cet espace est menacée par un projet immobilier d’envergure, étrangement baptisé « Clos Papyrus », prévoyant la construction de 130 logements.

Il s’agit là d’un projet privé, initié par un aménageur, qui, contrairement à ce qui est prétendu, accroîtra le retard communal en logements sociaux (puisqu’on en annonce 20 %, soit en dessous du minimum légal de 25 %).

Nous sommes hostiles à ce projet, et nous avons donc adressé au maire un recours gracieux. La réponse du maire, les saints-palaisiens l’ont reçue dans leurs boîtes à lettres.
Il n’hésite pas à engager les finances de la commune pour assurer la défense et la promotion d’un projet privé.

Il n’accepte manifestement pas qu’une association de protection de l’environnement cherche … à préserver l’environnement.

Lorsque nous agissons, nous faisons nécessairement des mécontents ... mais aussi des heureux. Cela est normal et nous l’assumons.

Un consensus serait sans doute souhaitable. Mais, il ne peut être fondé que sur des concessions réciproques. Il suppose avant tout que le dialogue soit possible, ce qui implique que nous cessions de recevoir continument des invectives à la figure.

Un tel temps viendra peut-être. En attendant, notre détermination demeure intacte.

TRÈS BONNE ANNÉE 2017 À TOUS


Le 8 janvier 2017
Alain Géniteau


-----------------


Communiqué :


Agrément : pas si simple !


Mettre en valeur l’action des associations est un point de passage obligé pour tout ministre de l’environnement.

C’est le discours officiel !

En réalité, les associations, et en particulier les associations locales, plus proches du terrain, sont considérées comme des gêneuses, luttant contre le bétonnage à tout crin, l’imperméabilisation des sols, la pollution de la mer et des cours d’eau, l’atteinte aux espèces protégées …

Tout est dès lors bon pour leur mettre des bâtons dans les roues.

Le 30 décembre 1990, le préfet de la Charente–maritime, a délivré à l’Association des Amis de Saint-Palais deux agréments :

• l’un, local, en matière d’urbanisme (article L. 132-12 du Code de l'urbanisme).

• l’autre, plus général, pour la protection de l’environnement (article L. 141-1 Code de l’environnement).

Un décret du 12 juillet 2011, devenu l’article R. 141-3 du Code de l’environnement, a entendu réserver l’agrément d’association de protection de l’environnement aux associations exerçant leur activité dans un cadre départemental, régional ou national.

Les décisions des juridictions divergent sur l’application du décret du 12 juillet 2011.

L’activité d’une association de protection de l’environnement se calque rarement sur un département ou une région.

Que faut-il penser d’une association qui exerce son activité que sur une partie du territoire départemental, par exemple dans le ressort d’une communauté d’agglomération, ce qui est le cas de l’Association des Amis de Saint-Palais ?

L’objet social de l’association est notamment « de favoriser la protection de l’environnement en Pays Royannais », ce qu’elle fait notamment en matière d’urbanisme, de gestion de l’eau, d’assainissement et de pollution de l’estuaire, de protection du littoral, de connaissance de la nature …

Quelle doit être par ailleurs l’intensité de l’activité d’une association sur les différentes parties du territoire qu’elle couvre statutairement ?

S’agissant de l’Association des Amis de Saint-Palais, le Tribunal administratif de Poitiers a, par un jugement du 17 juin 2016, considéré que « l’exercice de son activité concerne essentiellement le secteur de la commune de Saint-Palais-sur-Mer et de manière marginale le reste du territoire de la communauté d’agglomération ».

L’analyse est contestable et le Tribunal a pu être induit en erreur par le nom même de l’association.

En tout état de cause, l’Association des Amis de Saint-Palais demeure agréée comme association locale et conserve toutes les prérogatives des associations locales en matière d’urbanisme.

Le 27 décembre 2016


-------------------------


Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas loin -
A des parfums de vigne et des parfums de bière ...

 A. Rimbaud



En un jour, le 12 décembre 2016, les 34 tilleuls de l'avenue de Pontaillac, en pleine forme, ont été abattus. Dans quel but ? Déplacer la chaussée de quelques dizaines de centimètres. A quel coût ?


Les arbres avaient été plantés au début des années 1950 sur l’ancienne voie du tram (conservée intacte quelques années dans la perspective d’un éventuel redémarrage).


 
                  Ces photos c'est juste avant le massacre !!

                                           Et celles ci-dessous, juste après !!!





             Comme quoi les tilleuls n'étaient pas malades du tout !!











-------------------------------------------------------------------





MISE AU POINT

                 


  « Ce qui est excessif est insignifiant » Talleyrand


M. le maire de Saint-Palais-sur-Mer a cru devoir faire distribuer dans toutes les boîtes à lettres de la commune les 21 et 22 novembre 2016 un tract mettant gravement en cause l’Association des Amis de Saint-Palais et son président.

Il est violemment reproché aux Amis de Saint-Palais d’avoir formé un recours gracieux contre l’autorisation d’un lotissement de 34 lots, dont un lot réservé pour 26 logements sociaux et un autre lot pour une résidence seniors de 72 logements, l’ensemble étant situé sur une partie du vaste espace naturel situé entre l’avenue de la Ganipote et l’avenue Charles de Gaulle (cliquez ici pour voir la photo )     ( et ici cadastre lotissement). (photo aérienne).

Que l’on sache, il s’agit là de projets privés et l’on comprend difficilement qu’un maire utilise les moyens de la commune pour prendre publiquement la défense et assurer la promotion de projets privés.

Faut-il voir là la conséquence des liens existant entre l’aménageur et un conseiller municipal promoteur à temps perdu ?

Au-delà, l’Association des Amis de Saint-Palais est une association de protection de l’environnement.

Et c’est bien pour préserver l’environnement (voir ici ) qu’elle a formé le recours gracieux qui déplait manifestement, mais que M. le maire a toute liberté de rejeter.

S’agissant des logements sociaux, l’association a fait connaître sa position dans un droit de réponse qui, après quelques difficultés, a été publié dans Reflet au printemps dernier (voir ici).

On remarquera simplement que sur les 130 logements envisagés par l’autorisation de lotissement du 12 août, il n’est prévu que 26 logements sociaux, soit 20 %.

C’est là l’expression d’une « bonne volonté » bien relative qui ne remplit même pas l’obligation légale de 25 %.

Ainsi, si le lotissement était effectivement réalisé, le déficit de la commune en logements sociaux augmenterait et, loin de diminuer, les pénalités suivront.

Quant aux « résidences seniors », on sait qu‘il s’agit là d’un produit purement fiscal qui fait le bonheur immédiat des promoteurs mais est suivi de beaucoup de désillusions pour les malheureux acquéreurs.

Un foyer logement serait amplement préférable à une « résidences seniors ».

Sa place est au centre-ville, pour le revitaliser, ou à proximité, par exemple dans l’ancien couvent de Béthanie, acquis par la CARA mais qu’elle voudrait maintenant transformer en « résidence de loisirs », autre produit fiscal à la triste réputation.

Plutôt que chercher à tout prix un bouc émissaire à ses échecs, l’équipe municipale ferait mieux de privilégier l’intérêt général à ses relations avec les promoteurs.

Saint-Palais, le 25 novembre 2016




--------------------------------------




Savoir préserver la biodiversité


Pourquoi un recours gracieux contre le permis d’aménager du « Clos Papyrus » ?
Le projet autorisé le 12 août 2016 vise à une urbanisation dense d’une large partie de l’espace naturel situé entre l’avenue de la Ganipote et l’avenue Charles de Gaulle (voir photo)(cadastre lotissement). (photo aérienne).
Il ne respecte pas les exigences de la « loi littoral » applicable sur l’ensemble du territoire communal.
La vaste zone concernée, depuis longtemps à vocation agricole, est partie intégrante d’une coupure d’urbanisation qui relie le parc Raymond Vignes à la forêt et est nécessaire à l’équilibre du territoire communal.
Cette coupure d’urbanisation doit être préservée pour assurer le maintien d’une riche biodiversité.
L’ancienne culture céréalière a en particulier favorisé le développement de l’Origan, plante d’accueil de l’Azuré du serpolet.
Il s’agit là d’un papillon menacé de disparition et, à ce titre, protégé au niveau national comme au niveau européen.
La réalisation du projet autorisé le 12 août dernier lui porterait une grave atteinte comme le montre une étude d’OBIOS (voir expertise ici).




     -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------





Septembre 2016


Comment avoir le pavillon bleu avec une plage polluée ?  (le bureau -1er sept)
Réponse de la CARA et de la CER : Pas de problèmes particuliers concernant la station d’épuration, voir la mairie.
Il est vrai que les mauvaises odeurs ne sont pas quantifiables
Mairie : Mr le Maire nous apporte une réponse. Le 30 août les résultats d’analyses de l’eau ne sont pas conformes Dépassement de la norme des escherichia coli. Fermeture de la plage le 1er sept .
Autres questions :
D’où vient cette pollution ? Y aurait-il une corrélation avec l’eau du lac (vue du pont -voir photo ci-dessous) qui se déverse dans la conche du Bureau
Et les baigneurs du 31 août que sont-ils devenus ?



Courriers envoyés à la CARA, la CER et la MAIRIE



Réponses aux courriers












La lettre de l'été 2016 vient de paraitre, cliquez ici pour la consulter










Quelques photos du forum de l'environnement du 4 et 5 juin 2016
et de l'opération de nettoyage d'entrée de forêt et des abords de plage de la Grande Côte



















           




Connaître, protéger, sensibiliser :
20 ans d’actions pour la nature en Poitou-Charentes !



Depuis plus de 20 ans, les associations de protection de la nature de la région réalisent, sous l’égide de Poitou-Charentes Nature, de nombreuses enquêtes naturalistes sur des thèmes et des approches variés : mammalogie, avifaune, herpétologie, entomologie, botanique, atlas, études de milieux, listes rouges …

Toutes ces enquêtes ne sont réalisables que grâce à un important réseau de naturalistes bénévoles actifs. Ces projets sont le plus souvent valorisés par la publication d’ouvrages et/ ou de rapports sans qu’il y ait d’autres restitutions auprès des bénévoles, des financeurs et des partenaires techniques.

C’est la raison pour laquelle, nous proposons d’organiser la première édition des Rencontres naturalistes du Poitou-Charentes, qui aura lieu dans le département de la Vienne en février 2017. Vous y seront proposées, dans une ambiance conviviale, des animations variées: présentations, ateliers naturalistes,...

Pour vous faire profiter au maximum de ces moments d'échanges et répondre au mieux à vos attentes, nous vous soumettons ce sondage permettant de recueillir vos affinités et sollicitations.

Simple et rapide: UNE PETITE COCHE SUR LES SUJETS QUI VOUS INTÉRESSENT SUFFIT !
Après avoir parcouru la liste des sujets proposés (environ 60), vous pouvez nous faire connaître VOS 20 PRÉFÉRÉS en les cochant.

Cliquer le lien pour participer au sondage. http://goo.gl/forms/a9N0NuXFUO
Merci de votre participation

Copyright © 2016 Nature Environnement 17, Tous droits réservés


               ---------------------------------------------------------------------




Des associations de défense de l’environnement de la presqu’île d’Arvert s’inquiètent des interventions sur le littoral de La Palmyre




Au lendemain des fortes marées on a pu déplorer les conséquences des actions agressives de la mer et du vent. En réalité on ne s’en inquiète que dans les zones urbanisées qu’il faut à tout prix protéger. La question est de savoir ce qu’on veut, ce qu’on peut et ce qu’on doit sauvegarder. À La Palmyre, il s’agit d’un village de vacances, éventuellement menacé : ça n’est donc pas un bien essentiel, indispensable à la communauté sauf si on considère le problème comme nos élus, c'est-à-dire du seul point de vue économico-touristique. La venue du Club Med s’est faite à la suite d’un certain nombre de concessions dont le public sait peu de choses car la transparence est là aussi assez défaillante.


On nous dit que ces travaux de protection sont financés par la Conseil Départemental avec l’argent qu’il tire de la location du site : ce qui sous-entend évidemment que ça ne coûte rien au contribuable. Et pourtant, si le Département fait des profits est-il décent qu’il les investisse dans des enrochements probablement plus éphémères que le village de vacances ? (voir les images et le devenir des enrochements précédents). Et le Département, comme la Sécurité Sociale, c’est qui ?
Est-il décent qu’à une époque de restrictions budgétaires on dépense des sommes importantes pour sauvegarder des équipements de loisir ?

Mais il y a plus grave car on sait que tout cet argent est dépensé pour une protection de courte durée et dont les effets pervers sont aujourd’hui bien connus. Si le trait de côte est figé horizontalement, verticalement c’est le niveau de la plage qui s’abaisse et avec lui la digue qui nécessite un rechargement permanent avec des coûts importants.
Il faut rappeler que les ʺdunesʺ (terme encore utilisé) n’existent plus depuis longtemps à La Palmyre. Ailleurs, ce sont elles les réservoirs dans lesquels la mer puise, l’hiver, le sable qu’elle remonte à la belle saison.  Ces échanges entre la dune et la plage sous-marine sont essentiels au bon fonctionnement du système côtier. Ils n’ont pas été maintenus : ici naturellement parce depuis plus d’un siècle ce littoral est en déficit d’alimentation en sable (ce sable a servi à la formation de  la pointe de La Coubre) ; ailleurs parce qu’on a urbanisé le front de mer.


Plusieurs associations de protection de l’environnement ont informé, à plusieurs reprises,  le public et les élus de ces problèmes. Aujourd’hui on retombe dans les mêmes travers : on nous annonce un renforcement de la protection avec adjonction de nouveaux blocs.

Il est assez amusant d’apprendre, comme si aujourd’hui on en avait - enfin - honte, qu’on va les dissimuler sous le sable ! La voici la nouvelle dune de La Palmyre avec armature rocheuse !
Et ce sable comment va-t-il tenir ? Ce sont les cailloux qui vont le maintenir en place ? Desséché puis entraîné par le vent vers l’intérieur il va échapper au système côtier déjà en déficit !
Allons-nous vers une artificialisation totale de la côte entre La Palmyre et Saint-Palais ?  
Il y a un autre aspect du problème qui semble échapper à beaucoup. Dans la perspective de remontée du niveau marin, il faut savoir que la mer va pénétrer plus profondément dans les terres ; en même temps elle va remonter la nappe d’eau douce qui « flotte » au-dessus. Les sables qui portent déjà difficilement ces ouvrages vont perdre de plus en plus leur capacité de porter des masses considérables de blocs rocheux. À la faveur de tempêtes qui risquent de devenir plus fréquentes, les ouvrages vont se fragiliser comme on a pu le constater en 1993. À cette époque ce sont d’abondantes pluies qui ont provoqué la remontée de la nappe phréatique avec les conséquences visibles sur l’image. Des travaux de confortement vont être entrepris vers le port mais ils deviendront de plus en plus fréquents le long de la digue et cela d’autant plus qu’on la rechargera.
Les signataires de ce communiqué condamnent vivement ce type d’interventions dont on sait, répétons-le, qu’elles sont vaines et très coûteuses. Fera-t-on un jour le bilan des dépenses effectuées depuis les années 1960, soit un demi-siècle pour la « protection » de ce secteur côtier de La Palmyre ? Depuis cette époque, les enrochements ont été conçus pour mettre à l’abri un parc résidentiel, un village de vacances et plus récemment un golf. Nous payons aujourd’hui les conséquences de la politique d’urbanisation de la frange littorale menée par les municipalités précédentes.


Notre président de Région nouvellement élu, Alain Rousset,  connaît bien ces problèmes qui, au sud de l’estuaire, font l’objet de nombreuses études par l’Observatoire de la Côte Aquitaine.
Citons-le : « Ce qu’il faut c’est non pas raisonner en termes de digues nouvelles à construire, d’enrochements supplémentaires à prévoir, mais repenser notre politique d’aménagement, d’infrastructures, anticiper des relocalisations éventuelles d’activités économiques, et laisser à la nature le front de mer ».

Nos responsables locaux et départementaux sont-ils prêts à l’entendre ?

Les Amis de Saint-Palais
Nature en Pays d’Arvert
Objectifs Biodiversités
Pays Royannais Environnement





---------------------------------------------------------------------------------






Réunion avec les nouveaux adhérents


Une réunion avec les nouveaux adhérents s’est tenue le 22 janvier 2016 avec dégustation de galettes et de cidre. Ce fut un bon moment convivial.
Un débat de près de 2 heures sous forme de questions réponses s’est instauré spontanément avant d’aborder les sujets du moment : extraction des granulats et trait de côte avec documents distribués.
Parmi les questions soulevées : la circulation dans la ville et la place du vélo dans la cité.
L’idée que l’avenue de la République soit réservée aux piétons à quelques occasions est ressentie favorablement.
La circulation des vélos pose un problème complexe : les cyclistes ne se sentent plus en sécurité sur les chaussées principales, de plus en plus étroites pour casser la vitesse des automobiles, mais il est bien difficile de réaliser en tous lieux des pistes strictement cyclables et sur des pistes communes aux cyclistes et aux piétons, ce sont les piétons qui ne sont plus en sécurité. Une solution partielle : peut-être la zone 30, voire la zone 20, où tout le monde cohabite.
Autres sujets abordés :
• Pourquoi n’y a t-il pas de maison médicale à St Palais ? La commune devrait-elle favoriser un tel projet. Si oui, comment ?
• Les travaux concernant l’aménagement de l’entrée du Parc Raymond Vignes. Quel est le but poursuivi ?
• Le marché et son manque d’attrait hors saison. Il est pourtant bien utile.
L’aménagement de l’avenue de Pontaillac doit pouvoir être réalisé sans abattre les tilleuls plantés vers 1950 sur l’ancien chemin du tram. Ces tilleuls ne sont pas plus malades que leurs frères jumeaux de l’avenue de la République. D’autres solutions sont possibles comme les Amis de Saint-Palais en ont fait part à la municipalité.
Point fort de la soirée : l’extraction des granulats au Matelier et le trait de côte. Le projet d’extraction à 1 km, 600 de la côte de la Palmyre est une aberration que nous dénonçons et près de 300 signatures concernant ce sujet ont été remises à Mme la Sous-Préfète. C’est une destruction tant écologique qu’environnementale avec un risque de réactivation de la pollution de la faune et de la flore de l’estuaire : cadmium, pesticides, antiparasitaires etc…A cela s’ajoute le creusement à proximité des grands fonds protecteurs mettant en péril le trait de côte, déjà bien attaqué par la conjonction de phénomènes extrêmes : vent/mer,  Ce ne sont pas les enrochements à répétition, coûteux et inutiles, qui protègeront notre littoral. Tout juste le dénatureront–ils !  Les « granulatiers » sont plus forts que le Professeur Shadock : ils extraient du granulat, les plages s’affaissent, ils extraient des roches pour réaliser des digues et exploitent encore plus de granulats pour ré-ensabler les plages ! Aux frais du contribuable bien sûr ! Qui dit mieux ?
Tous ces sujets alimenteront nos prochaines réunions. les nouveaux adhérents ont justifié leur engagement dans l’Association pour son souci de préservation de l’environnement au travers d’actions multiples.







MARCHE POUR LE CLIMAT À SAINT – PALAIS – sur – MER



Des conditions climatiques favorables ce samedi 12 décembre ont entouré le rassemblement de près de 180 personnes à l’appel de 3 associations (Objectif Biodiversité - OBIOS, Nature en pays d’Arvert - NATVERT et Les Amis de Saint-Palais) pour débattre des impacts sur notre littoral du  changement  climatique  déjà  engagé.  Délaissant  volontairement  les  causes,  les intervenants se sont intéressés aux conséquences sur 3 sites.

• Plage de la Grande Côte à La Palmyre. Deux phénomènes sont liés à l’augmentation de la température induisant une élévation du niveau marin. Les submersions/inondations marines ou fluvio-marines (estuaire) sont clairement  identifiées et font l’objet dans chaque commune littorale de Plans de Prévention des Risques d’Inondations (P.P.R.I.). Les submersions entraînent l’inondation temporaire des parties basses (marais périurbains qu’il faut absolument préserver de l’urbanisation). L’élévation du niveau marin provoque aussi la remontée de la nappe phréatique et la pénétration de l’eau salée sur le continent, sous cette nappe. Il y a alors salinisation des sols mais aussi de l’eau de l’estuaire.

Les phénomènes d’érosion sur cette côte sont aussi bien identifiés depuis près d’un siècle, dus à un déficit dans l’apport de sable. La part du changement climatique est ici difficile à apprécier mais dans tous les cas il est admis que les phénomènes actuels vont être amplifiés.

Sur les plages, l’érosion entraîne la raréfaction voire la disparition d’habitats indispensables à des espèces caractéristiques de notre littoral. C’est particulièrement vrai en haut de plage où laisses et bois échoués disparaissent, plus rapidement encore suite à leur nettoyage mécanique.

• Forêt  des Combots d’Ansoine.  Les  boisements dunaires de  la presqu’île d’Arvert  sont composés de pins maritimes et de chênes verts qui sont des espèces bien adaptées à l’augmentation de température. Ces forêts devraient se maintenir à condition que la gestion forestière favorise un boisement diversifié en étages et en espèces qui tamponnent les effets de la sécheresse.  Des recherches récentes  mettent  en évidence un décalage de plus en plus important entre la mise bas chez les chevreuils et la reprise de la végétation printanière. Ce décalage dû à l’influence du climat sur les différents stades de la vie des plantes provoque une mortalité des jeunes.

• Estuaire de la Gironde. L’augmentation de température due aux gaz à effet de serre a eu une incidence sur l’océan dont la température des eaux superficielle a augmenté d’environ 1°C dans le Golfe de Gascogne entre 1880 et 2000. Les impacts déjà perceptibles sont nombreux comme la remontée des poissons tropicaux (Saint-Pierre rosé, Saint-Pierre argenté…) et la raréfaction des poissons plats d’eaux froides (Limande, Plie…) dans le Golfe de Gascogne, le déclin d’espèces eaux salées/eaux douces comme l’Éperlan et le développement d’une nouvelle espèce de plancton dans l’estuaire de la Gironde.

Sur les estrans rocheux, les espèces à affinité d’eaux fro ides (Fucus, Patelle commune…) régressent tandis que d’autres espèces à affinité d’eaux chaudes progressent. Des études menées par OBIOS montrent que certaines espèces d’algues comme la Pelvétie ont déjà disparu de l’estuaire de la Gironde.

L’absorption de CO2 par l’eau entraîne son acidification mettant en danger de nombreux organismes qui ont des squelettes ou des coquilles calcaires comme les Moules  chez lesquelles
les mécanismes de calcification diminueraient de 25% d’ici 2000. C’est peut-être pour ces raisons que les moulières sauvages ont fortement régressé ces trente dernières années dans l’estuaire.

Tous ces changements auront des conséquences sur les écosystèmes vivants auxquels nous appartenons. À nous d’en prendre bien conscience mais aussi d’agir sur nos élus aujourd’hui au courant des problèmes ou qui devraient l’être. Ce sont eux qui, en appliquant les règlementations, ou en y contrevenant,  gèrent notre environnement !












Les Amis de Saint-Palais ! Qui sont-ils ? Que font-ils ?



L’association des Amis de Saint-Palais-sur-Mer a été déclarée à la Sous-Préfecture de Rochefort le 4 octobre 1985.
Son objet social est « de prendre, dans le cadre de l’association, toutes mesures nécessaires à la sauvegarde de la commune et à la protection de son site et, plus généralement, de nature à favoriser la protection de l’environnement en Pays Royannais, en particulier par une politique d’aménagement respectueuse des richesses naturelles et une gestion optimale de l'eau ».
Agréée comme association de protection de l’environnement par arrêté du Préfet de la Charente-Maritime du 30 décembre 1990, l’association rassemble aujourd’hui plus de 250 adhérents.Son conseil d’administration est actuellement composé de : Alain Géniteau, président, Michel Cornillier, vice-président, Joël Rasteau, secrétaire, Danièle Barin, trésorière, Jacqueline Dupont, secrétaire adjointe, Jean-Yves Barraud, Martine Courtois, Philippe Doucet, Danièle Marcou, Monique Murcia, Marc Plantecoste,  Jacques Théas et Patrick Verrechia.
La ligne de l’association est définie par l’assemblée générale annuelle qui se tient ordinairement en avril ou en octobre. Les actions à mener sont déterminées par le conseil d’administration qui se réunit 8 à 10 fois par an.
La vie interne de l’association est riche : groupes de réflexion sur des thèmes variés (tourisme et environnement, urbanisme, eau et assainissement, énergies renouvelables …), réunions de travail et d’échange ouvertes à tous les adhérents, accueil d’étudiants en stage ...Elle débouche sur des propositions : Maison de la Forêt et de l’Estuaire, tramway ceinturant la Presqu’île d’Arvert, refonte du schéma d’assainissement, plan de circulation, boîtes à idées lors de l’élaboration des POS et PLU …
Les Amis de Saint-Palais cherchent à promouvoir auprès du plus grand nombre les objectifs qu’ils poursuivent. Ils le font par l’organisation de réunions publiques, d’expositions, de sorties découverte … La tenue de stands leur permet d’aller au devant de tous. La « Lettre des Amis de Saint-Palais » et des publications comme les « Cahiers des Amis de Saint-Palais », « Balades à Saint-Palais » et « L’Abécédaire de Saint-Palais-sur-Mer » popularisent leurs thèmes d’action.Face au risque d’irréparable, et à défaut d’être entendus, les Amis de Saint-Palais ont, trop souvent à leur goût, été contraints d’agir en justice, le plus souvent avec succès..Force de proposition et, lorsqu’il le faut, de contestation, l’association des Amis de Saint-Palais-sur-Mer réussit depuis un quart de siècle à préserver Saint-Palais d’une large part des dérives immobilières si courantes le long du littoral.
Demain comme hier, ce succès repose sur une vigilance continue et une action résolue qui supposent le concours du plus grand nombre. Si vous partagez les objectifs des Amis de Saint-Palais, n’hésitez pas à les rejoindre.
 
Copyright 2015. All rights reserved.
Retourner au contenu | Retourner au menu